Rapport 2000 Ces pays ont tous remarquablement progressé vers la stabilisation macroéconomique et la libéralisation des marchés. Cependant, ils nont nullement profité de la globalisation financière et de lafflux considérable de transferts dépargne vers les pays émergents depuis le début de la décennie 90. Et, bien quils aient une orientation commerciale largement majoritaire avec lUnion Européenne qui se traduit par un déséquilibre croissant de la balance commerciale cet excédent européen, une fois transformé en épargne, ne reprend pas le chemin dune rive pourtant si proche. Cet ouvrage cherche à clarifier les enjeux dune extension de la zone euro en Méditerranée. Les exposés et débats quil présente, issus dun colloque organisé à Marseille en janvier 1998, soulignent lintérêt quil y a, pour des pays qui ont la plus grande partie de leurs transactions commerciales avec lUnion, à disposer dun nouveau marché financier intégré, peu risqué et à rentabilité assurée. Mais ils ont également montré la difficulté à prévoir de façon non ambiguë les conséquences de la mise en place de leuro. Tout dépendra du cadre réglementaire et des perspectives générales que pourra offrir le partenariat euro-méditerranéen, et du comportement concret des agents économiques, éléments finalement déterminants de lévolution de la grande région euro-méditerranéenne. Chapitre I : L'accréditation des compétences et la société cognitive : un nouveau défi mondial C'est pourquoi, depuis la Déclaration de Barcelone, les relations entre pays d'Europe et de Méditerranée sont entrées dans une ère nouvelle. Dans ce nouveau partenariat euro-méditerranéen, de part et d'autre de ce qui est plus que jamais une « mer au centre des terres » la stabilité politique et la prospérité économique sont indissolublement liées. Le devenir de « l'Euro-Méditerranée » doit être interrogé et évalué par l'ensemble de cette grande région du monde, des rives Nord de la Baltique aux rives Sud de la Méditerranée. C'est de cette nécessité impérieuse qu'est venue l'idée de créer un réseau euro-méditerranéen d'instituts économiques indépendants, le FEMISE, Forum Euro-Méditerranéen d'Institut Economiques, dont les membres sont représentatifs de la grande diversité méditerranéenne et s'engagent à coopérer pour guider les grands choix gouvernementaux dans la perspective de créer une zone de prospérité. Les enjeux du nouveau partenariat entre Europe et Méditerranée sont divers et nous concernent tous. Ils touchent aux valeurs fondamentales de l'Euro-Méditerranée ; à sa capacité à s'adapter aux grands bouleversements économiques et sociaux de notre temps. Ces enjeux vont du rôle de la femme au développement du secteur privé ; du type de produits échangés à la conception même de l'Etat, de son action et de son statut ; de la fiabilité des données économiques disponibles au futur de l'agriculture méditerranéenne et de ses produitsÉ Cet ouvrage rassemble les communications présentées lors de la réunion constitutive du FEMISE qui s'est tenue à Marseille en mars 1997. Il propose plusieurs éclairages, tous très différents, des enjeux du partenariat entre Europe et Méditerranée. La connaissance et la coopération sont les deux seuls outils dont nous disposons pour faire de l'Euro-Méditerranée une région mondiale prospère, modèle de diversité, de développement et de démocratie. 1ère partie : Le concept d'Ecole de la Deuxième Chance et le projet de la Ville de Marseille Cest notamment à laune de ses résultats que les progrès de toute la Méditerranée pourront être mesurés. Le siècle à venir ouvre la porte à un nouveau type déchanges, plus immatériels et davantage chargés en intelligence. Cest la chance de la Méditerranée, à condition quelle sache la saisir.
VINGT ANS POUR RÉUSSIR

Economica, octobre 2000
La Méditerranée entre dans une phase cruciale qui pourrait permettre de remédier, pour longtemps, aux asymétries de toutes sortes qui caractérisent ses relations avec les pays européens. Mais rien nest joué. Tout dépendra de la capacité des pays méditerranéens à supprimer les rentes et les pouvoirs indus qui subsistent encore dans de nombreux pays. Tout dépendra aussi de lengagement européen et des responsabilités que lEurope acceptera de prendre.
Ce rapport de lInstitut de la Méditerranée montre que la nature des enjeux dépasse le cadre de la grande région euro-méditerranéenne. Ce qui est en cause, cest la coexistence dune culture communautaire, qui prédomine en Méditerranée, et dune culture individualiste, qui prédomine en Europe. Et ce, dans un contexte plus général où chaque société doit se situer à un niveau suffisant dans la hiérarchie mondiale.
Cet ouvrage développe cette problématique à partir dune analyse approfondie des questions précises que pose le Partenariat euro-méditerranéen. Plutôt que de retenir les grandes oppositions, aujourdhui dépassées, entre libéralisme et interventionnisme, ouverture à la globalisation et fermeture, il examine les évolutions concrètes de la grande région euro-méditerranéenne, qui devraient lui permettre de devenir, dans le siècle à venir, un pôle mondial peuplé de sept cents millions dhabitants.
Chapitre 1 : Voici venu le temps du « faire »
L'euro et la Méditerranée

Depuis la Conférence de Barcelone, fin 1995, une stratégie de partenariat plus active de lEurope à légard des pays méditerranéens saffirme. Dans le même temps, la création de leuro suscite lémergence de lun des plus grands marchés de capitaux du monde, positionnant lEurope au cur dun nouveau recyclage de lépargne mondiale qui pourrait bénéficier à la croissance des pays méditerranéens.
De lavis des auteurs de ce livre, la mise en place de leuro, pourvu quelle soit étroitement suivie et bien interprétée, ouvre plus dopportunités nouvelles aux pays méditerranéens quelle ne doit susciter de craintes. Elle peut être aussi une occasion de renforcer le partenariat euro-méditerranéen en le rendant plus cohérent, plus progressif. Cest le parti pris de la conclusion générale, qui essaie de dégager un ensemble de recommandations, de nature à contribuer à lémergence dune zone étendue de croissance et de stabilité financière à léchelle euro-méditerranéenne.
Chapitre 1 : l'impact de l'Union Monétaire Européenne sur le développement économique de la Méditerranée
L'accréditation des compétences dans la société cognitive

211 pages
Éditions de l'aube, collection "société", octobre 1998
Prix : 140 F
A travers le monde, la créativité, l'imagination et l'adaptabilité prennent une place déterminante dans la compétitivité des pays. Qu'elle soit riche ou en développement, la société qui gagnera demain est celle qui, dès aujourd'hui, est capable de reconnaître les savoirs et savoir-faire indispensables pour cette nouvelle performance économique.
Répondre à ces bouleversements est d'abord l'affaire de tous les individus. Car la conception d'une vie articulée autour de trois phases distinctes -une période d'apprentissage puis une période de production puis une période d'inactivité- ne correspond ni à la vitesse de renouvellement des connaissances ni aux besoins des entreprises. La nécessité d'apprendre tout au long de la vie relève, avant tout, de la responsabilité de chacun.
Pour trois raisons au moins, l'éducation et la formation sont projetées au devant de la scène. Premièrement, parce qu'elles doivent identifier les savoirs et savoir-faire à la source de l'innovation, qu'elle soit économique, sociale ou technologique. Ensuite, parce qu'elles doivent organiser la mobilité et la reconnaissance de ces savoirs et savoir-faire. Enfin, parce qu'elles doivent leur donner un contenu social. Les systèmes formels d'éducation peuvent-ils seuls répondre à cet impératif ? Ne faut-il pas imaginer des systèmes complémentaires, peut-être plus flexibles, de définition, reconnaissance et validation de qualifications acquises tout au long de la vie à l'école, sur le lieu de travail ou ailleurs ?
La problématique de l'accréditation des compétences est au coeur de ces débats. En reprenant les actes de la Conférence organisée à Marseille en février 1998, cet ouvrage apporte de nombreux éléments de réponse à ces questions déterminantes pour nos sociétés : que peut apporter la problématique des compétences, y compris aux diplômes ? Quel système, quels acteurs et quelle sélection pour un système d'accréditation des compétences ? Quel est le contenu du projet pilote européen d'accréditation des compétences ? Quels sont les produits existants ? Les pays en développement peuvent-ils prendre part à un tel système ?
Finalement, l'enjeu de cette société cognitive qui émerge est bien là : permettre au plus grand nombre d'y participer, même en étant dépourvu d'un diplôme reconnu. Nous devons ouvrir encore davantage l'accès au savoir et à sa reconnaissance. Ce sera l'honneur des clercs que d'y contribuer.
Chapitre II : Les termes de l'enjeu : les compétences et l'éducation/formation dans la révolution technologique
Chapitre III : Les contraintes et les outils au service de l'accréditation des compétences
Conclusion : L'accréditation des compétences dans la société cognitive
Les enjeux du partenariat euro-méditerranéen

Chapitre I : La réalité économique du partenariat
L'école de la deuxième chance

Éditions de l'Aube, collection "Société", octobre 1997
ISBN : 2-87678-383-5
Prix : 129 F
Partout en Europe aujourd'hui, des jeunes gens et jeunes filles sortent de l'école sans aucun diplôme. Ils sont, selon les années, entre 70.000 et 100.000 en France. Certains ont acquis les bases qui leur permettront ultérieurement d'apprendre par eux-mêmes tout au long de leur vie. D'autres, sont dans une situation beaucoup plus difficile, car ces bases ils ne les ont pas. Et dans la société cognitive qui s'avance cela risque d'être un handicap irrémédiable.
C'est pour montrer qu'il est possible de réinsérer ces jeunes gens et jeunes filles à un niveau satisfaisant, par une école spécialement adaptée, que le projet pilote d'école de la deuxième chance a été lancé par l'Union Européenne. Aujourd'hui, dix projets pilotes dans dix pays européens sont en cours. Le projet d'école de la deuxième chance à Marseille est le premier à avoir démarré. Les élèves y entreront dès l'année scolaire 1997-1998.
Cet ouvrage reprend les actes de la Conférence internationale qui a réuni à Marseille les meilleurs spécialistes mondiaux de ces problèmes pour fonder la démarche. Cette Conférence a notamment permis de confronter au projet marseillais l'expérience israélienne de l'Alyat Hanoar -qui a permis à Israël d'intégrer à un niveau tout à fait comparable à celui des meilleurs élèves du pays des jeunes gens et des jeunes filles venues d'Ethiopie ou du Yémen sans aucune formation- et celle des accelerated schools américaines.
La conclusion de ces travaux est un message d'espoir : « si redonner une deuxième chance par l'école devient une priorité politique qui rassemble tous les opérateurs, si cet effort mobilise les acteurs de terrain, en particulier les associations, alors tout est possible et nous cesserons d'avoir une frange de personnes durablement exclues de la société cognitive qui se met en place à une vitesse vertigineuse ».
2ème partie : L'organisation et le fonctionnement d'une Ecole de la Deuxième Chance
3ème partie : L'Ecole de la Deuxième Chance : un projet qui doit mobiliser tous les acteurs pour réussir
La Méditerranée aux portes de l'an 2000
Economica, mars 1997
La Méditerranée, comme dautres grandes régions du monde, na pas été épargnée par les turbulences du xxe siècle. Bien au contraire, les failles y paraissent aujourdhui trop nombreuses, trop violentes, trop ancrées dans les rapports entre les hommes eux-mêmes.
Ce Rapport Général de lInstitut de la Méditerranée refuse toute fatalité. Son parti pris est que «léconomique» est capable datténuer les tensions produites. Pour cela, à son rythme, la Méditerranée doit sadapter à des logiques qui la dépassent, tout en reconnaissant quelle existe en tant que telle.
Nombre déléments expliquent la faiblesse relative de la croissance en Méditerranée, mais les facteurs de dynamisme, eux-aussi, sont nombreux et les pays méditerranéens ont, pour la plupart, engagés les réformes nécessaires. Ces réformes sont profondes, difficiles et coûteuses parce quelles touchent aux principaux éléments de la culture méditerranéenne : les comportements démographiques et le statut de la femme, le rapport à la puissance publique, lesprit dentreprise et lorganisation
Un partenariat euro-méditerranéen repensé peut accompagner et compléter ces réformes. Il les situera dans une perspective plus large dintégration dont lun des moteurs, sur lequel insiste cet ouvrage, est la participation décentralisée de tous les acteurs : entreprises, collectivités locales, associations
Cette coopération multilatérale est un complément indispensable à laction bilatérale.