Ouvrages publiés par l'Institut

MÉDITERRANÉE :
VINGT ANS POUR RÉUSSIR

Rapport 2000

Sous la direction de
Jean-Louis Reiffers
415 pages
Economica, octobre 2000
Commande : Economica, 49 rue Héricart 75015 Paris
ISBN : 2-7178-4157-1
Prix : 250 F
La Méditerranée entre dans une phase cruciale qui pourrait permettre de remédier, pour longtemps, aux asymétries de toutes sortes qui caractérisent ses relations avec les pays européens. Mais rien n’est joué. Tout dépendra de la capacité des pays méditerranéens à supprimer les rentes et les pouvoirs indus qui subsistent encore dans de nombreux pays. Tout dépendra aussi de l’engagement européen et des responsabilités que l’Europe acceptera de prendre.

Ce rapport de l’Institut de la Méditerranée montre que la nature des enjeux dépasse le cadre de la grande région euro-méditerranéenne. Ce qui est en cause, c’est la coexistence d’une culture communautaire, qui prédomine en Méditerranée, et d’une culture individualiste, qui prédomine en Europe. Et ce, dans un contexte plus général où chaque société doit se situer à un niveau suffisant dans la hiérarchie mondiale.

Cet ouvrage développe cette problématique à partir d’une analyse approfondie des questions précises que pose le Partenariat euro-méditerranéen. Plutôt que de retenir les grandes oppositions, aujourd’hui dépassées, entre libéralisme et interventionnisme, ouverture à la globalisation et fermeture, il examine les évolutions concrètes de la grande région euro-méditerranéenne, qui devraient lui permettre de devenir, dans le siècle à venir, un pôle mondial peuplé de sept cents millions d’habitants.

Chapitre 1 : Voici venu le temps du « faire »
Chapitre 2 : Les pays méditerranéens par rapport aux autres régions du monde : leçons d’un rating global
Chapitre 3 : Une proximité marchande aux effets incertains
Chapitre 4 : Investir en Méditerranée
Chapitre 5 : Pauvretés de Méditerranée
Chapitre 6 : L’agriculture méditerranéenne : un enjeu pour le xxie siècle ?
Chapitre 7 : Le tourisme, une richesse à faire fructifier
Chapitre 8 : La décentralisation en Méditerranée : l’urgence est dans les villes
Annexes : Monographies régionales des pays riverains de la Méditerranée
Dossier 1 : Les territoires sous autorité palestinienne : le trajet d’une construction nationale originale
Dossier 2 : Les effets de la libéralisation entre l’Union Européenne et les pays partenaires méditerranéens
Dossier 3 : Compatibilité des accords euro-méditerranéens avec le système multilatéral

L'euro et la Méditerranée

Institut de la Méditerranée
CEFI-Université de la Méditerranée
267 pages
Éditions de l'aube, collection "Société", décembre 1999
ISBN : 2-87678-539-0
Prix : 150 FF
Depuis la Conférence de Barcelone, fin 1995, une stratégie de partenariat plus active de l’Europe à l’égard des pays méditerranéens s’affirme. Dans le même temps, la création de l’euro suscite l’émergence de l’un des plus grands marchés de capitaux du monde, positionnant l’Europe au cœur d’un nouveau recyclage de l’épargne mondiale qui pourrait bénéficier à la croissance des pays méditerranéens.

Ces pays ont tous remarquablement progressé vers la stabilisation macroéconomique et la libéralisation des marchés. Cependant, ils n’ont nullement profité de la globalisation financière et de l’afflux considérable de transferts d’épargne vers les pays émergents depuis le début de la décennie 90. Et, bien qu’ils aient une orientation commerciale largement majoritaire avec l’Union Européenne – qui se traduit par un déséquilibre croissant de la balance commerciale – cet excédent européen, une fois transformé en épargne, ne reprend pas le chemin d’une rive pourtant si proche.

Cet ouvrage cherche à clarifier les enjeux d’une extension de la zone euro en Méditerranée. Les exposés et débats qu’il présente, issus d’un colloque organisé à Marseille en janvier 1998, soulignent l’intérêt qu’il y a, pour des pays qui ont la plus grande partie de leurs transactions commerciales avec l’Union, à disposer d’un nouveau marché financier intégré, peu risqué et à rentabilité assurée. Mais ils ont également montré la difficulté à prévoir de façon non ambiguë les conséquences de la mise en place de l’euro. Tout dépendra du cadre réglementaire et des perspectives générales que pourra offrir le partenariat euro-méditerranéen, et du comportement concret des agents économiques, éléments finalement déterminants de l’évolution de la grande région euro-méditerranéenne.
De l’avis des auteurs de ce livre, la mise en place de l’euro, pourvu qu’elle soit étroitement suivie et bien interprétée, ouvre plus d’opportunités nouvelles aux pays méditerranéens qu’elle ne doit susciter de craintes. Elle peut être aussi une occasion de renforcer le partenariat euro-méditerranéen en le rendant plus cohérent, plus progressif. C’est le parti pris de la conclusion générale, qui essaie de dégager un ensemble de recommandations, de nature à contribuer à l’émergence d’une zone étendue de croissance et de stabilité financière à l’échelle euro-méditerranéenne.


Chapitre 1 : l'impact de l'Union Monétaire Européenne sur le développement économique de la Méditerranée
Chapitre 2 : l'euro et les marchés financiers émergents en Méditerranée
Chapitre 3 : l'euro et les régimes de change en Méditerranée : la question de l'ancrage des monnaies du Sud
Chapitre 4 : Vers une zone euro en Méditerranée?
Conclusions et enseignements : le défi euro-méditerranéen et la zone euro : les recommandations

L'accréditation des compétences dans la société cognitive

Institut de la Méditerranée
211 pages
Éditions de l'aube, collection "société", octobre 1998
Commande : éditions de l'aube, La Tour d'Aigues
ISBN : 2-87678-456-4
Prix : 140 F
A travers le monde, la créativité, l'imagination et l'adaptabilité prennent une place déterminante dans la compétitivité des pays. Qu'elle soit riche ou en développement, la société qui gagnera demain est celle qui, dès aujourd'hui, est capable de reconnaître les savoirs et savoir-faire indispensables pour cette nouvelle performance économique.

Répondre à ces bouleversements est d'abord l'affaire de tous les individus. Car la conception d'une vie articulée autour de trois phases distinctes -une période d'apprentissage puis une période de production puis une période d'inactivité- ne correspond ni à la vitesse de renouvellement des connaissances ni aux besoins des entreprises. La nécessité d'apprendre tout au long de la vie relève, avant tout, de la responsabilité de chacun.

Pour trois raisons au moins, l'éducation et la formation sont projetées au devant de la scène. Premièrement, parce qu'elles doivent identifier les savoirs et savoir-faire à la source de l'innovation, qu'elle soit économique, sociale ou technologique. Ensuite, parce qu'elles doivent organiser la mobilité et la reconnaissance de ces savoirs et savoir-faire. Enfin, parce qu'elles doivent leur donner un contenu social. Les systèmes formels d'éducation peuvent-ils seuls répondre à cet impératif ? Ne faut-il pas imaginer des systèmes complémentaires, peut-être plus flexibles, de définition, reconnaissance et validation de qualifications acquises tout au long de la vie à l'école, sur le lieu de travail ou ailleurs ?

La problématique de l'accréditation des compétences est au coeur de ces débats. En reprenant les actes de la Conférence organisée à Marseille en février 1998, cet ouvrage apporte de nombreux éléments de réponse à ces questions déterminantes pour nos sociétés : que peut apporter la problématique des compétences, y compris aux diplômes ? Quel système, quels acteurs et quelle sélection pour un système d'accréditation des compétences ? Quel est le contenu du projet pilote européen d'accréditation des compétences ? Quels sont les produits existants ? Les pays en développement peuvent-ils prendre part à un tel système ?

Finalement, l'enjeu de cette société cognitive qui émerge est bien là : permettre au plus grand nombre d'y participer, même en étant dépourvu d'un diplôme reconnu. Nous devons ouvrir encore davantage l'accès au savoir et à sa reconnaissance. Ce sera l'honneur des clercs que d'y contribuer.

Chapitre I : L'accréditation des compétences et la société cognitive : un nouveau défi mondial
Chapitre II : Les termes de l'enjeu : les compétences et l'éducation/formation dans la révolution technologique
Chapitre III : Les contraintes et les outils au service de l'accréditation des compétences
Conclusion : L'accréditation des compétences dans la société cognitive


Les enjeux du partenariat euro-méditerranéen

Institut de la Méditerranée
Economic Research Forum (Le Caire)
312 pages
Éditions de l'aube, collection "société", février 1998
Commande : éditions de l'aube, La Tour d'Aigues
ISBN : 2-87678-383-5
Prix : 129 F
Aujourd'hui peut-être plus encore qu'hier, l'Europe ne peut croire qu'elle pourra se développer à l'abri de son environnement immédiat, recroquevillée sur elle-même, sans considérer ses frontières, à l'Est comme au Sud. Son futur et sa prospérité en dépendent.

C'est pourquoi, depuis la Déclaration de Barcelone, les relations entre pays d'Europe et de Méditerranée sont entrées dans une ère nouvelle. Dans ce nouveau partenariat euro-méditerranéen, de part et d'autre de ce qui est plus que jamais une « mer au centre des terres » la stabilité politique et la prospérité économique sont indissolublement liées. Le devenir de « l'Euro-Méditerranée » doit être interrogé et évalué par l'ensemble de cette grande région du monde, des rives Nord de la Baltique aux rives Sud de la Méditerranée.

C'est de cette nécessité impérieuse qu'est venue l'idée de créer un réseau euro-méditerranéen d'instituts économiques indépendants, le FEMISE, Forum Euro-Méditerranéen d'Institut Economiques, dont les membres sont représentatifs de la grande diversité méditerranéenne et s'engagent à coopérer pour guider les grands choix gouvernementaux dans la perspective de créer une zone de prospérité.

Les enjeux du nouveau partenariat entre Europe et Méditerranée sont divers et nous concernent tous. Ils touchent aux valeurs fondamentales de l'Euro-Méditerranée ; à sa capacité à s'adapter aux grands bouleversements économiques et sociaux de notre temps. Ces enjeux vont du rôle de la femme au développement du secteur privé ; du type de produits échangés à la conception même de l'Etat, de son action et de son statut ; de la fiabilité des données économiques disponibles au futur de l'agriculture méditerranéenne et de ses produitsÉ

Cet ouvrage rassemble les communications présentées lors de la réunion constitutive du FEMISE qui s'est tenue à Marseille en mars 1997. Il propose plusieurs éclairages, tous très différents, des enjeux du partenariat entre Europe et Méditerranée.

La connaissance et la coopération sont les deux seuls outils dont nous disposons pour faire de l'Euro-Méditerranée une région mondiale prospère, modèle de diversité, de développement et de démocratie.


Chapitre I : La réalité économique du partenariat
Chapitre II : Pour un agenda des questions économiques prioritaires pour le partenariat euro-méditerranéen
Chapitre III : Compte-rendu et clôture du FEMISE

L'école de la deuxième chance

Institut de la Méditerranée
216 pages
Éditions de l'Aube, collection "Société", octobre 1997
Commande : éditions de l'aube, La Tour d'Aigues
ISBN : 2-87678-383-5
Prix : 129 F
Partout en Europe aujourd'hui, des jeunes gens et jeunes filles sortent de l'école sans aucun diplôme. Ils sont, selon les années, entre 70.000 et 100.000 en France. Certains ont acquis les bases qui leur permettront ultérieurement d'apprendre par eux-mêmes tout au long de leur vie. D'autres, sont dans une situation beaucoup plus difficile, car ces bases ils ne les ont pas. Et dans la société cognitive qui s'avance cela risque d'être un handicap irrémédiable.

C'est pour montrer qu'il est possible de réinsérer ces jeunes gens et jeunes filles à un niveau satisfaisant, par une école spécialement adaptée, que le projet pilote d'école de la deuxième chance a été lancé par l'Union Européenne. Aujourd'hui, dix projets pilotes dans dix pays européens sont en cours. Le projet d'école de la deuxième chance à Marseille est le premier à avoir démarré. Les élèves y entreront dès l'année scolaire 1997-1998.

Cet ouvrage reprend les actes de la Conférence internationale qui a réuni à Marseille les meilleurs spécialistes mondiaux de ces problèmes pour fonder la démarche. Cette Conférence a notamment permis de confronter au projet marseillais l'expérience israélienne de l'Alyat Hanoar -qui a permis à Israël d'intégrer à un niveau tout à fait comparable à celui des meilleurs élèves du pays des jeunes gens et des jeunes filles venues d'Ethiopie ou du Yémen sans aucune formation- et celle des accelerated schools américaines.

La conclusion de ces travaux est un message d'espoir : « si redonner une deuxième chance par l'école devient une priorité politique qui rassemble tous les opérateurs, si cet effort mobilise les acteurs de terrain, en particulier les associations, alors tout est possible et nous cesserons d'avoir une frange de personnes durablement exclues de la société cognitive qui se met en place à une vitesse vertigineuse ».

1ère partie : Le concept d'Ecole de la Deuxième Chance et le projet de la Ville de Marseille
2ème partie : L'organisation et le fonctionnement d'une Ecole de la Deuxième Chance
3ème partie : L'Ecole de la Deuxième Chance : un projet qui doit mobiliser tous les acteurs pour réussir


La Méditerranée aux portes de l'an 2000
Rapport Général 1997

Sous la direction de Jean-Louis Reiffers
395 pages

Economica, mars 1997
 Commande : Economica, 49 rue Héricart 75015 Paris
ISBN : 2-7178-3311-0
Prix : 198 F
La Méditerranée, comme d’autres grandes régions du monde, n’a pas été épargnée par les turbulences du xxe siècle. Bien au contraire, les failles y paraissent aujourd’hui trop nombreuses, trop violentes, trop ancrées dans les rapports entre les hommes eux-mêmes.

Ce Rapport Général de l’Institut de la Méditerranée refuse toute fatalité. Son parti pris est que «l’économique» est capable d’atténuer les tensions produites. Pour cela, à son rythme, la Méditerranée doit s’adapter à des logiques qui la dépassent, tout en reconnaissant qu’elle existe en tant que telle.

Nombre d’éléments expliquent la faiblesse relative de la croissance en Méditerranée, mais les facteurs de dynamisme, eux-aussi, sont nombreux et les pays méditerranéens ont, pour la plupart, engagés les réformes nécessaires. Ces réformes sont profondes, difficiles et coûteuses parce qu’elles touchent aux principaux éléments de la culture méditerranéenne : les comportements démographiques et le statut de la femme, le rapport à la puissance publique, l’esprit d’entreprise et l’organisation…

Un partenariat euro-méditerranéen repensé peut accompagner et compléter ces réformes. Il les situera dans une perspective plus large d’intégration dont l’un des moteurs, sur lequel insiste cet ouvrage, est la participation décentralisée de tous les acteurs : entreprises, collectivités locales, associations… Cette coopération multilatérale est un complément indispensable à l’action bilatérale.

C’est notamment à l’aune de ses résultats que les progrès de toute la Méditerranée pourront être mesurés.

Le siècle à venir ouvre la porte à un nouveau type d’échanges, plus immatériels et davantage chargés en intelligence. C’est la chance de la Méditerranée, à condition qu’elle sache la saisir.


Chapitre I : La Méditerranée dans un monde global
Chapitre II : Des rivages sans frontières
Chapitre III : Organiser l'accumulation
Chapitre IV : L'Europe et son berceau
Chapitre V : Des partenaires qui se présentent au monde
Chapitre VI : Le territoire dans la structuration du système euro-méditerranéen
Chapitre VII : La réalité des disparités territoriales en Méditerranée
Chapitre VIII : L'émergence d'une dynamique territoriale
Chapitre IX : La coopération interrégionale facteur du développement
Dossier 1 : Les économies proche-orientales avant et après le processus de paix
Dossier 2 : Organisation des collectivités territoriales méditerranéennes
Annexes : Monographies régionales des riverains de la Méditerranée