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Groupe d'experts sur l'Union Méditerranéenne

En juillet 2007, Jean-Louis Reiffers, Président du Conseil Scientifique de l'Institut de la Méditerranée, a pris l’initiative de réunir un groupe d'experts indépendants de haut niveau pour réfléchir à la proposition française d’Union Méditerranéenne.

Le groupe d’experts s’est déclaré globalement favorable au projet d’Union Méditerranéenne et propose, dans le rapport publié en octobre 2007, les principes qui pourraient gouverner le fonctionnement de cette Union Méditerranéenne, ainsi que les domaines d’action à privilégier.

  1. L’Union Méditerranéenne doit être un processus structurant pour le bassin méditerranéen. Fondée une dynamique endogène et volontaire, elle devrait permettre d’atteindre des objectifs partagés et fonctionner sur le mode de la codécision.
  2. L’Union Méditerranéenne doit résolument s’inscrire dans les initiatives prises au niveau communautaire, en approfondissant le dialogue noué entre l’Union et les pays voisins. L’Union Méditerranéenne ne doit pas se substituer aux initiatives communautaires, mais être conçue comme complémentaire, comme une véritable politique méditerranéenne, un cadre de dialogue d’égal à égal autour d’enjeux communs.
  3. L’économie de la connaissance et des compétences devrait être au cœur du projet. Le principe de subsidiarité qui prévaut en la matière permettrait la mobilisation des différents niveaux d’action (internationaux, nationaux, infranationaux).
  4. Le projet d’Union Méditerranéenne ne devrait pas aboutir à la création d'une instance supplémentaire, sans véritable pouvoir politique ni agenda. Elle devrait s’appuyer sur un cadre de gouvernance ambitieux et bénéficier de moyens financiers à la hauteur des enjeux. Dans un contexte où le rattrapage économique réalisé par les territoires du Sud de l’Europe réduit la masse de fonds structurels affectés à ces régions, de nouvelles marges de manoeuvre financières existent pour concrétiser cette ambition.

Les femmes en Méditerranée
 

L'Institut de la Méditerranée a réalisé en 2003, à la demande du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, le rapport "La situation des femmes au Sud de la Méditerranée". Ce rapport a permis de dresser un état des lieux et des enjeux exhaustif, du point de vue économique, juridique et sociétale, dans les cinq pays retenus: le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie.

Suite à cette publication, le Conseil Général a demandé en 2004 à l'Institut de la Méditerranée de mettre en place et d'animer un groupe de travail composé de femmes issues de l'immigration et vivant dans le département. L'objectif était de poursuivre la démarche en engageant une réflexion sur la coopération et les dimensions sociétales de la création d'un espace humain intégré en Méditerranée.

Les travaux ont débouché sur plusieurs propositions concrètes visant, au travers de l'action des femmes, à changer les représentations sur l'immigration et son rôle dans le développement territorial du département.

Pour concrétiser les projets, le Conseil Général a souhaité que le groupe jusque-là informel se structure en association. En 2006, les statuts de l'association "Carrefour Marseille-Méditerranée" ont été déposés, témoignant de la volonté de ses membres de contribuer à la mise en oeuvre de leurs propositions.


Les Villes Méditerranéennes 10 ans après Barcelone


L'Institut a été choisi par la ville de Barcelone et la région de Catalogne pour préparer et animer les manifestations prévues dans le cadre de Barcelone +10.
Le rapport "Les Villes Méditerranéennes 10 ans après Barcelone" propose un état des lieux de 10 métropoles du Sud de la Méditerranée et identifie 10 projets structurants pour chacune. Les projets identifiés sont considérés comme essentiels pour répondre au défi d'un développement économique durable du point de vue environnemental et social.