GOUV’AIRNANCE

Le projet en quelques mots

La pollution atmosphérique a des conséquences environnementales et surtout sanitaires directes. En 1997, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait que la pollution atmosphérique faisait 400 000 victimes dans le monde chaque année. On observe ainsi partout une augmentation des pathologies respiratoires. La pollution atmosphérique constitue également un facteur aggravant de réchauffement climatique sur lequel les plus grands scientifiques s’accordent aujourd’hui pour imputer la cause aux émissions de gaz à effet de serre provenant de l’activité humaine. Le développement des processus photochimiques, dont l’indicateur principal est l’ozone, est particulièrement important autour de la Méditerranée, en lien notamment avec l’ensoleillement généreux.
GOUV’AIRNANCE vise à la réduction de la pollution atmosphérique urbaine en Méditerranée par la mise en place de moyens de mesures et d’une gouvernance territoriale intégrée de la qualité de l’air dans quatre métropoles méditerranéennes : Tripoli (Liban), Aqaba (Jordanie), Valence (Espagne) et Marseille (France). Le projet a ainsi pour finalité la meilleure protection des populations, notamment les plus sensibles (enfants, personnes âgées, déficients respiratoires).
GOUV’AIRNANCE propose ainsi une approche décloisonnée, multi niveaux et participative de gestion de la qualité de l’air. Le projet a pour objectif premier la réduction de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans ces métropoles, grâce notamment à une meilleure connaissance de la qualité de l’air sur chaque territoire et l’information des habitants, notamment les populations sensibles. Le projet propose également de favoriser l’intégration de mesures de réduction des émissions comme une dimension essentielle des documents de planification urbaine durable.

Le projet en quelques chiffres

Nombre de partenaires : 7
Budget total : 1 948 315 euros
Durée du projet : 36 mois

Quatre territoires partenaires

Marseille, France, environ 1 million d’habitants :
-    Institution de la Méditerranée (coordinateur du projet)
-    Ville de Marseille
-    ATMO PACA
Valence, Espagne, environ 1 million d’habitants
-    Institut Valencien de l’Édification (IVE)
-    Université de Valence
Tripoli-El Mina-Baddoui, Liban, environ 400 000 habitants :
-    Communauté Urbaine Al Fayhaa
Aqaba, Jordanie, environ 200 000 habitants :
-    Autorité de la Zone Économique Spéciale d’Aqaba (AZESA)

La situation actuelle…

Les territoires partenaires connaissent aujourd’hui un problème similaire, celui de la pollution atmosphérique et d’une forte augmentation des émissions moyennes de polluants portant atteinte à l’environnement et à la santé humaine : ozone, particules fines, benzène, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, dioxyde d’azote…
Ce phénomène s’explique par la concomitance de plusieurs processus : d’une part, une croissance urbaine forte, notamment au Liban et en Jordanie et une concentration des activités économiques autour des pôles métropolitains qui ont entraîné une multiplication des sources d’émissions de polluants atmosphériques : le trafic routier sous toutes ses formes (transports collectifs, transports de marchandises mais surtout voitures individuelles) ; émissions industrielles ; chauffage… Le climat méditerranéen constitue également un facteur aggravant : faibles précipitations, températures élevées, brises côtières estivales (peu dispersives pour la pollution atmosphérique), fort rayonnement UV associé à fort ensoleillement, émissions anthropiques côtières sont autant de conditions propices  à la pollution photochimique et particulaire.

… et ses conséquences

La pollution atmosphérique a des conséquences environnementales et surtout sanitaires directes. En 1997, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait que la pollution atmosphérique faisait 400 000 victimes dans le monde chaque année . On observe ainsi partout une augmentation des pathologies respiratoires. La pollution atmosphérique constitue également un facteur aggravant de réchauffement climatique sur lequel les plus grands scientifiques s’accordent aujourd’hui pour imputer la cause aux émissions de gaz à effet de serre provenant de l’activité humaine. Le développement des processus photochimiques, dont l’indicateur principal est l’ozone, est particulièrement important autour de la Méditerranée, en lien notamment avec l’ensoleillement généreux.
Dans l’ensemble des pays méditerranéens, les pouvoirs publics n’ont pas réussi à pallier l’absence de gestion intégrée de la qualité de l’air, c’est-à-dire articulant celle-ci aux autres grands enjeux de la gouvernance urbaine : énergie, transports, climat. Ce problème de gouvernance renvoie également à un manque de sensibilisation à la question de la qualité de l’air au sein des populations des territoires concernés mais également au sein des exécutifs locaux et des responsables nationaux.

Les résultats attendus sur chaque territoire

•    Une instance de concertation et de gestion intégrée de la qualité de l’air  sur chaque territoire ;
•    Des outils de mesures et de modélisation de la qualité de l’air conformes aux plus hauts standards internationaux ;
•    Un diagnostic partagé de la qualité de l’air et de ses déterminants sur chaque territoire ;
•    Des outils d’information et d’alerte des populations et notamment des populations sensibles à la pollution atmosphérique ;
•    Des outils d’aide à la décision pour les pouvoirs publics territoriaux en matière de gestion de la qualité de l’air ; la sensibilisation et l’information des acteurs décideurs sur la question de la qualité de l’air et de la lutte contre le changement climatique ;
•    Des Projets Pilotes sur chaque territoire visant à l’intégration de long terme de la qualité de l’air dans documents de planification (métropolitains, côtiers, portuaires) ou sectoriels (transports, énergie…).

Une approche intégrée et multiniveaux de la qualité de l’air

Ce projet propose à quatre territoires méditerranéens, rive Nord et Sud confondues, de partager leur expérience en matière d’amélioration de la qualité de l’air.

Leur démarche commune s’appuie sur :
-    Des diagnostics territoriaux, impliquant de nouvelles mesures,
-    Une plateforme d’information territoriale Air-Climat-Énergie impliquant une instrumentation des territoires sous-équipés et l’élaboration d’outils d’aide à la décision,
-    Des dispositifs pilote (sur chaque territoire) de réduction des émissions de polluants et de l’exposition des populations sensibles.

Cette démarche doit permettre l’implication 3 groupes cibles représentant en tout près de 600 personnes : la « société civile » et notamment les populations sensibles de chaque territoire, les décideurs territoriaux et enfin les ministères et administrations centrales responsables du suivi de la qualité de l’air.

La politique de voisinage de l’Union Européenne

GOUV’AIRNANCE est un projet de coopération territoriale qui a vu le jour dans le cadre d’un appel à projets organisé dans le cadre du programme de coopération transfrontalière en Méditerranée de l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat (IEVP). Créé en 2007, cet outil s’intègre dans la politique européenne de voisinage qui définit la stratégie de l’UE vis-à-vis des pays ayant des frontières terrestres et/ou maritimes communes avec l’espace européen.
Les 15 programmes de coopération transfrontalière qui couvrent les frontières extérieures de l’UE sont dotés d’un budget total de 1,18 milliard d’euros. Ces programmes encouragent à travers le financement de projets de coopération entre acteurs locaux venant de différents pays. En Méditerranée, le programme se focalise sur quatre axes  stratégiques :
-    La promotion du développement socio-économique et renforcement des territoires ;
-    La promotion de la durabilité environnementale au niveau du bassin méditerranéen ;
-    La promotion de meilleures conditions et modalités de circulation des personnes, des marchandises et des capitaux ;
-    La promotion du dialogue culturel et de la gouvernance locale.

Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes: v.wallaert(a)ins-med.org;  a.seon(a)ins-med.org