Villes et régions dans le partenariat euro-méditerranéen

Les autorités locales et régionales sont peu à peu devenues des partenaires des Etats et des institutions supranationales au fil d’un long processus démarré lors des accords de Barcelone de 1995, eux-mêmes repris dès la conférence euro-méditerranéenne des ministres des affaires étrangères de 1999.

Suite à la mise en place du programme européen de soutien à des projets de coopération décentralisée en Méditerranée Med Urbs (1992-1993), une « culture des réseaux » transméditerranéens de collectivités locales s’est créée. Le réseau MedCités, le Réseau des villes Euromed (puis anciennement groupe Euromed du réseau des Eurocités), l’Arc Latin qui regroupe des entités d’échelon départemental, la Commission inter-méditerranéenne de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM), le Réseau européen des collectivités locales pour la paix au Proche-Orient (COEPPO), ou encore, le Comité Permanent pour le Partenariat Euro-Méditerranéen (COPPEM) sont des exemples parmi d’autres qui se croisent avec les nombreux réseaux de la société civile, des universités et des initiatives du secteur privé

Cet engagement est également porté par les collectivités locales et régionales à travers leurs instances de concertation internationales regroupées au sein de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) et plus particulièrement de sa Commission Méditerranée ou comme en témoignent les récentes prises de position sur la coopération euro-méditerranéenne du Comité des Régions de l’Union Européenne ou du Forum Global des Associations de Régions (FOGAR).

Pourtant, jusqu’à présent, l’Europe et les États riverains de la Méditerranée ne se sont que faiblement appuyés sur les autorités locales et régionales pour conduire leur politique méditerranéenne. Dans le meilleur des cas, elles ont été sollicitées pour apporter leur soutien à des politiques pour lesquelles elles n’avaient pas été consultées. Au pire, on leur a demandé de prendre en charge les dégâts collatéraux dus à l’absence de politique coordonnée au plan européen, comme c’est le cas pour l’immigration. Mais pour l’essentiel, les institutions locales et régionales ont été cantonnées dans un rôle principalement réactif de mise en œuvre des politiques européennes à la préparation desquelles elles n’ont, le plus souvent, pas été associées.

Pour en savoir plus :

Le site de la Commission Méditerranée de CGLU

Le site de la Commission interméditerranéenne de la CRPM

Le site du COPPEM

Les conclusions émergeant du rapport méditerranéen MEDGOVERNANCE