Changement climatique : enfin une prise de conscience des enjeux environnementaux ?

Dans les années 70 et 80, un mouvement de fond se fait jour dans la construction des politiques publiques : l’émergence des préoccupations environnementales. Dans les années 90, ce mouvement se consolide, notamment suite au sommet de la terre de Rio et à la déclinaison du concept d’Agenda 21. Au cours de ce processus, la Méditerranée semble être restée en retrait ou du moins en retard.

Cependant, la décennie 2000 voit s’amorcer un virage autour du changement climatique et la Méditerranée est alors présentée comme un « hot-spot », une région du globe particulièrement concernée par les effets du réchauffement climatique selon les experts climatologues et notamment ceux du GIEC.

En effet, outre les évènements climatiques violents annoncés (inondations, coulées de boue, feux…)  et l’augmentation probable du niveau de la mer, la Méditerranée est pointée du doigt à cause d’un certain nombre de facteurs comme la concentration sur les zones côtières et littorales des hommes et des activités ou encore une ressource en eau déjà limitée. Ce phénomène est nourri par un exode rural lui-même associé à la désertification des hinterland ruraux. Le constat est donc alarmant: ces phénomènes géographiques pourraient devenir des facteurs aggravants en termes d’impacts des effets du changement climatique sur la région.

Dans ce contexte, la problématique du changement climatique, pourtant complexe et polémique, a donc joué un rôle mobilisateur en Méditerranée. Finalement, les impacts annoncés du réchauffement ont plutôt permis d’impulser un cadre de réflexion et de coopération et des actions qui vont dans le sens d’une prise de conscience du patrimoine naturel commun que  représente la Méditerranée et surtout de sa fragilité face aux incertitudes climatiques.

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