La reconfiguration du processus de Barcelone

La Conférence euro-méditerranéenne de Barcelone en 1995 a été à l’origine du Processus euro-méditerranéen. Elle réunit alors les ministres des affaires étrangères de 27 pays, ceux des 15 Etats membres de l’Union Européenne et ceux de 12 Pays dits Partenaires Méditerranéens (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Tunisie, Autorité Palestinienne, Turquie, Chypre et Malte). Ces représentants ont approuvé, à la fin de cette conférence, une Déclaration, connue sous le nom de Déclaration de Barcelone, dont les termes, plutôt ambitieux, définissaient 3 volets de coopération : politique – économique – social, culturel & humain. Une première étape vers une meilleure intégration de l’espace méditerranéen était donc amorcée.  De fait, la naissance de ce partenariat en 1995 correspondit en quelque sorte à la prise en considération de nouvelles donnes géopolitiques qui avaient alors redonné à la Méditerranée son rôle de carrefour.

Cependant, malgré les réunions de travail et les rencontres entre ministres des affaires étrangères qui suivront, peu de vraies réponses aux objectifs affichés sont apportées. En cause, la faiblesse des instruments institutionnels et surtout la difficulté à dépasser les logiques nationales en matière de politique extérieure au niveau européen.

Le programme MEDA (I et II en 1996 et 2000) regroupait les financements mis à disposition du partenariat euro-méditerranéen pour le rendre effectif. L’objectif affiché était alors de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour que les pays tiers méditerranéens puissent engager des réformes de leurs structures économiques et sociales tout en limitant les impacts de ces mutations au niveau social et environnemental.

Pour en savoir plus :

Le partenariat Euroméditerranéen et la déclaration de Barcelone sur le site de la Commission Européenne