L’ARLEM : une instance représentative des territoires méditerranéens

L’une des évolutions majeures de ces cinq dernières réside dans la création de l’ARLEM (Assemblée Régionale et Locale Euro-Méditerranéenne) en décembre 2009 à Bruxelles. Elle marque une réelle prise en compte des autorités locales et régionales et institutionnalise l’implication des échelons locaux et régionaux dans la coopération euro-méditerranéenne. L’ARLEM est au départ une initiative du Comité des Régions, avec le soutien des différents réseaux d’autorités locales et régionales euro-méditerranéens. Elle représente l’aboutissement de quinze années de coopération entre acteurs territoriaux et donne une réponse à de multiples déclarations et propositions qui ont été faites, au cours des forums et rencontres successifs, en faveur d’une implication renforcée des autorités locales et régionales dans le processus euro-méditerranéen.

Réunis le 20 janvier 2010 à Barcelone, environ 70 membres de l’ARLEM provenant d’une trentaine de pays ont réaffirmé leur volonté de travailler sur le terrain à la réalisation de projets concrets, de manière à venir renforcer les initiatives lancées dans le cadre de l’UpM. Les thèmes prioritaires qui ont été sélectionnés et inclus dans le programme de travail adopté à Barcelone sont les suivants: le développement urbain et territorial durable, le processus de décentralisation, la société de l’information, les petites et moyennes entreprises, la gestion locale de l’eau, la coopération culturelle ainsi que la migration et l’intégration.

L’ARLEM offre également la possibilité de mettre en place une articulation avec les institutions et réseaux d’ALR qui, pour certains, se sont créés dans le prolongement du processus de Barcelone. En effet, 10 sièges « européens » sont réservés aux représentants d’associations européennes de collectivités locales et régionales. L’expérience de ces associations en matière de coopération, leur visibilité et le poids de certaines d’entre elles, à Bruxelles notamment, peuvent être considérés comme un atout pour rapprocher et donner du sens à des processus de coopération multiples au sein desquels les autorités locales et régionales pourront continuer à s’affirmer.

Pour en savoir plus :

Le rapport 2008 du Forum des autorités locales et régionales

Le rapport méditerranéen du projet MEDGOVERNANCE