Gouvernance méditerranéenne

Gouvernance méditerranéenne

Les territoires, qu’ils s’agissent de villes, de provinces, de gouvernorats ou de régions et quelle que soit leur organisation institutionnelle s’affirment progressivement, dans tous les pays, comme une échelle pertinente pour construire des solutions adaptées aux défis posés par la mondialisation et ceci, non pas en opposition mais en étroite coopération avec les autres échelles institutionnelles et en particulier le niveau européen et les Etats.

Les pays du sud et de l’est de la Méditerranée, pourtant caractérisés par une forte tradition centralisatrice, ne sont pas exclus de cette évolution. Depuis quelques années on assiste, en effet,  à l’émergence de nouveaux modes de gouvernance au sein même des ministères et des administrations centrales de l’Etat. Un premier type de phénomène est le développement d’outils nationaux de planification territoriale conduisant à une utilisation grandissante de la planification territoriale à l’échelle communale et régionale. Ces outils se caractérisent par leur dimension inclusive, permettant d’impliquer la participation d’acteurs nouveaux dans la préparation des politiques publiques en Méditerranée.

Par ailleurs, on observe le développement d’une pluralité de processus initiés par des acteurs territoriaux en vue de la planification et de l’organisation de leur développement humain durable. La perspective du développement humain et du développement durable constitue ainsi en Méditerranée un important levier d’innovation institutionnelle et politique.

Toutefois cette évolution est freinée par les faibles compétences aussi bien au niveau des échelons décentralisés de l’Etat qu’à celui des collectivités territoriales dans les domaines de l’élaboration et de la mise en œuvre de politiques territoriales. Les compétences en ingénierie territoriale sont rares. Et aucune formation spécifique de type « management territorial » n’est dispensée dans les établissement qui forment les personnels de la fonction publique.