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De 2003 à 2008, l’Institut de la Méditerranée a participé à plusieurs projets de coopération territoriale.

  • AMI: les Ateliers Méditerranéens Interrégionaux
  • AMAT: les Ateliers Méditerranéens de l’Aménagement du Territoire
  • C2M: la Coopération des Métropoles Méditerranéennes
  • PIC-RM: les Projets d’initiative Commune des Régions Méditerranéennes
  • Medisdec-Stratmed
  • I2C: Innovation Compétitivité Connectivité des Métropoles Méditerranéennes

L’Institut de la Méditerranée a également réalisé des rapports sur des problématiques concernant l’ensemble du bassin méditerranéen:

  • Les femmes en Méditerranée
  • Groupe d’experts sur l’Union méditerranéenne

Les Ateliers Méditerranéens AMI

Pour les économies régionales du sud de l’Europe, la zone de libre-échange prévue par le Processus de Barcelone est porteuse de grandes potentialités, à la condition qu’elles réussissent à prendre en compte la dimension euro-méditerranéenne dans leurs stratégies de développement et de partenariat.

C’est dans cette optique que l’Institut de la Méditerranée, en collaboration avec la Conférence des Régions Périphériques Maritimes, a conduit les Ateliers Méditerranéens Interrégionaux. Ce projet a bénéficié du soutien financier de la Communauté Européenne (DG XVI, initiative communautaire INTERREG IIC).
Les AMI ont permis aux collectivités régionales du sud de l’Union d’envisager des actions transnationales nécessaires pour à la fois corriger les effets négatifs potentiels de la zone de libre-échange et tirer le meilleur parti de ces fortes opportunités de croissance.
Les Ateliers Méditerranéens Interrégionaux ont ainsi :
- Offert aux Régions un cadre d’échanges et de débats sur huit thèmes stratégiques, pour lesquels les effets de la zone de libre-échange et du partenariat euro-méditerranéen ont été analysés.
- Instauré une dynamique de travail et de dialogue entre les Régions afin qu’elles proposent ensemble aux instances internationales et nationales un programme d’actions interrégionales transnationales capables d’accompagner et de préparer la zone de libre-échange.
- Adopté, lors d’une conférence finale, une déclaration commune et un Schéma d’Action Interrégional largement diffusés.

Les Ateliers Méditerranéens de l’Aménagement du Territoire AMAT

Né de la volonté d’un certain nombre de Régions méditerranéennes d’avancer ensemble sur les questions touchant à l’organisation et l’aménagement du territoire de l’espace Medocc, le projet AMAT a réuni des Régions du Portugal à l’Italie, et associé le Gouvernorat de Sousse, en Tunisie, et la Région Tanger-Tétouan au Maroc.

Le projet, financé par le programme Interreg III B Medocc, a été mis en oeuvre en quatre phases successives, qui ont mobilisé les régions partenaires pendant 18 mois, de 2003 à 2004.
Il a permis de réaliser une analyse exhaustive de la gouvernance des territoires. Il était en effet essentiel, avant toute considération concrète, de permettre aux Régions d’appréhender les compétences réelles de leurs homologues afin d’identifier les possibilités réelles d’actions communes.
Ce n’est qu’une fois ce socle de connaissances créé que les Régions ont travaillé sur des thèmes d’actions précis, afin d’explorer les conditions de diffusion des principes de l’aménagement du territoire dans les différentes politiques sectorielles régionales. L’ensemble des résultats ont été synthétisés dans un rapport final, élaboré par l’Institut de la Méditerranée en partenariat avec la CRPM.
Les conclusions et recommandations issues de ce travail ont bénéficié du soutien et de l’engagement des Présidents des Régions méditerranéennes, formalisés dans une déclaration commune. Présentée à la Commission Interméditerranéenne de la CRPM, elle a été approuvée à l’unanimité lors de l´Assemblée Générale du 22 septembre 2004 à Stavanger.

La Coopération des Métropoles Méditerranéennes C2M

Le projet Interreg III B Medocc Coopération des Métropoles Méditerranéennes (C2M) a associé, autour de la ville Marseille et de l’Institut de la Méditerranée, les villes de Barcelone, de Lyon, de Gênes, de Séville et de Malaga.
C2M avait pour objectif d’évaluer, au travers de projets pilotes, les stratégies urbaines et métropolitaines mises en oeuvre dans ces villes, pour dégager des pistes d’action commune permettant de renforcer la cohésion et la compétitivité du bassin méditerranéen dans son ensemble face aux autres grandes régions européennes.
Les projets pilotes ont traité différents thèmes essentiels pour réaliser cette ambition:
- Le système de transport (route, fer, aérien) en Méditerranée et particulièrement entre les grandes métropoles du bassin.
- Les nouvelles technologies et l’innovation dans les grandes métropoles méditerranéennes.
- Les grands projets urbains et en particulier la rénovation de l’interface ville-port.
- Le rôle de la culture dans la stratégie métropolitaine.
- Le marketing urbain et l’attraction des investissements
Plus d’une centaine de responsables publics, d’experts, de représentants de la société civile, de chercheurs de toutes ces villes ont été mobilisés et ont coopéré à ce projet, qui s’est déroulé sur près de 18 mois.
Le Livre Blanc sur les Métropoles Méditerranéennes élaboré par l’Institut de la Méditerranée a été présenté au cours de la conférence finale à Marseille, les 30 septembre et 1er octobre 2004.

Les Projets d’Initiative Commune des Régions Méditerranéennes PIC-RM

PIC-RM, soutenu par le programme Interreg III B Medocc, a associé de 2005 à 2007 dix régions méditerranéennes, avec pour chef de file la Région PACA. L’Institut de la Méditerranée en a assuré la conception, la coordination et l’animation transnationales. L’objectif était d’identifier et de réaliser l’ingénierie de grands projets structurants pour l’espace Medocc, sur lesquels les Régions partenaires seraient prêtes à coordonner leurs efforts et à s’engager dans des réalisations communes. Neuf Projets d’Initiative Commune ont été retenus et validés politiquement par les Régions. Ils ont vocation à être proposés aux futurs appels à projets européens, en particulier ceux qui seront ouverts par le Programme MED 2007-2013.

MEDISDEC-STRATMED

Medisdec-Stratmed, dont le Chef de File est la Région Latium (Italie), a pour objectif de comprendre dans quelle mesure et avec quels instruments les Régions méditerranéennes peuvent mettre en oeuvre le SDEC et les priorités des Agendas européens de Lisbonne et de Göteborg, tout en tenant compte des spécificités de l’espace méditerranéen, ainsi que des priorités nationales et régionales.
De 2005 à 2007, avec le soutien du programme Interreg IIIB Medocc, le projet a réuni les Régions Piémont, Ombrie, Sicile, Ligurie, Murcie, Catalogne, Alentejo, Algarve, le ministère grec de la Mer Egée et de la politique insulaire, la Direction Régionale de l’Equipement PACA, l’Institut de la Méditerranée et la CRPM.
L’Institut a, en partenariat avec la DRE PACA, pris en charge l’atelier Infrastructures, qui visait à faire un état des lieux du niveau de connectivité des régions et à identifier les chaînons manquants pour un meilleur maillage à l’échelle transnationale.
L’Institut a réalisé un projet pilote proposant une prospective méditerranéenne à l’horizon 2030.
Les résultats ont été présentés lors de la Conférence finale qui s’est tenue à Rome le 26 octobre 2007.

Innovation Compétitivité Connectivité des Métropoles Méditerranéennes I2C

I2C fait suite au projet Interreg IIIB C2M et associe depuis 2006 8 des plus grandes métropoles méditerranéennes, avec pour chef de file la ville de Barcelone. Les partenaires de ce projet sont : Marseille, Barcelone, Valence, Séville, Malaga, Lyon, Gênes et Turin. L’objectif est ici d’identifier et de conduire un certain nombre de projets visant à renforcer la compétitivité et la connectivité des métropoles méditerranéennes. Les principaux domaines d’intervention retenus sont: le développement de l’innovation en liaison avec le tissu des entreprises, les réseaux de télécommunication, les ports, aéroports et les grandes infrastructures de transport, etc. L’Institut de la Méditerranée, outre la coordination de l’ensemble des travaux et du réseau, développe un projet pilote dédié à l’analyse de la gouvernance en matière de compétitivité métropolitaine. L’objectif est d’offrir aux métropoles et à leurs décideurs un cadre de référence pour la mise en oeuvre de leur stratégie de compétitivité.

Les femmes en Méditerranée

L’Institut de la Méditerranée a réalisé en 2003, à la demande du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, le rapport « La situation des femmes au Sud de la Méditerranée ». Ce rapport a permis de dresser un état des lieux et des enjeux exhaustif, du point de vue économique, juridique et sociétal, dans les cinq pays retenus: le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie.

Suite à cette publication, le Conseil Général a demandé en 2004 à l’Institut de la Méditerranée de mettre en place et d’animer un groupe de travail composé de femmes issues de l’immigration et vivant dans le département des Bouches du Rhône. L’objectif était de poursuivre la démarche en engageant une réflexion sur la coopération et les dimensions sociétales de la création d’un espace humain intégré en Méditerranée.

Les travaux ont débouché sur plusieurs propositions concrètes visant, au travers de l’action des femmes, à changer les représentations sur l’immigration et son rôle dans le développement territorial du département.

Pour concrétiser les projets, le Conseil Général a souhaité que le groupe jusque-là informel se structure en association. En 2006, les statuts de l’association « Carrefour Marseille-Méditerranée » ont été déposés, témoignant de la volonté de ses membres de contribuer à la mise en oeuvre de leurs propositions.

Groupe d’experts sur l’Union Méditerranéenne

En juillet 2007, Jean-Louis Reiffers, Président du Conseil Scientifique de l’Institut de la Méditerranée, a pris l’initiative de réunir un groupe d’experts indépendants de haut niveau pour réfléchir à la proposition française d’Union Méditerranéenne.

Le groupe d’experts s’est déclaré globalement favorable au projet d’Union Méditerranéenne et propose, dans le rapport publié en octobre 2007, les principes qui pourraient gouverner le fonctionnement de cette Union Méditerranéenne, ainsi que les domaines d’action à privilégier.

L’Union Méditerranéenne doit être un processus structurant pour le bassin méditerranéen. Fondée sur une dynamique endogène et volontaire, elle devrait permettre d’atteindre des objectifs partagés et fonctionner sur le mode de la codécision.
L’Union Méditerranéenne doit résolument s’inscrire dans les initiatives prises au niveau communautaire, en approfondissant le dialogue noué entre l’Union et les pays voisins. L’Union Méditerranéenne ne doit pas se substituer aux initiatives communautaires, mais être conçue comme complémentaire, comme une véritable politique méditerranéenne, un cadre de dialogue d’égal à égal autour d’enjeux communs.
L’économie de la connaissance et des compétences devrait être au cœur du projet. Le principe de subsidiarité qui prévaut en la matière permettrait la mobilisation des différents niveaux d’action (internationaux, nationaux, infranationaux).
Le projet d’Union Méditerranéenne ne devrait pas aboutir à la création d’une instance supplémentaire, sans véritable pouvoir politique ni agenda. Elle devrait s’appuyer sur un cadre de gouvernance ambitieux et bénéficier de moyens financiers à la hauteur des enjeux. Dans un contexte où le rattrapage économique réalisé par les territoires du Sud de l’Europe réduit la masse de fonds structurels affectés à ces régions, de nouvelles marges de manoeuvre financières existent pour concrétiser cette ambition.